Sondage américain : 68 % des locataires ont perdu intérêt parce qu'une visite était trop difficile à réserver
Selon un sondage Rently auprès de 800 locataires américains, 68 % ont renoncé à un logement faute de visite facile à réserver. Ce qui se transpose au Québec.
L'essentiel :
- Aux États-Unis, 68 % des locataires sondés ont perdu intérêt pour un logement parce qu'il était trop difficile d'y réserver une visite1.
- 88 % disent qu'un processus de visite désorganisé change leur opinion du logement lui-même ; 83 % tirent une conclusion négative d'une annonce sans réservation en ligne1.
- Le sondage vient d'un fournisseur de visites autoguidées : lisez-le comme un signal de comportement, pas comme une mesure de votre marché1.
- Mesurez chez vous la part des demandes qui reçoivent une proposition de visite dans le premier message, et le délai avant la première réponse.
Que dit le sondage Rently sur la réservation des visites ?
Le 9 juin 2026, Rently, un fournisseur de plateforme de gestion du cycle de vie des locataires, a publié les résultats de son rapport 2026 sur les attentes des locataires envers les visites. Le sondage a été mené en ligne en mai 2026, par la plateforme Pollfish, auprès de 800 locataires américains de 18 ans et plus. Tous avaient tenté de planifier ou de faire une visite dans les 18 mois précédents1.
Ce sont des données américaines. Elles décrivent des locataires des États-Unis, et l'auteur du sondage vend des visites autoguidées et de l'accès intelligent. Ce sont deux raisons de lire les pourcentages avec prudence. Le communiqué publié sur TMCnet ne donne pas le texte complet du rapport, seulement les résultats principaux1.
Le résultat central : 47 % des répondants ont choisi, ou envisagé sérieusement de choisir, un logement moins idéal parce qu'il était plus facile à visiter1. Les autres résultats mesurent ce qui se passe quand la visite est difficile ou mal organisée.
Source : Rently, via TMCnet / GlobeNewswire, 47 % des locataires choisiraient un logement moins idéal s'il est plus facile à visiter : sondage Rently (communiqué, en anglais) — Sondage Pollfish pour Rently, États-Unis, mai 2026.
Voir les données
| Part des répondants | |
|---|---|
| Opinion du logement changée par une visite désorganisée | 88 % |
| Conclusion négative si pas de réservation en ligne | 83 % |
| Intérêt perdu : visite trop difficile à planifier | 68 % |
| Préfèrent la visite autoguidée comme première étape | 42 % |
| Veulent une personne pour les frais et le bail | 57 % |
| Choix d'un logement moins idéal, plus facile à visiter | 47 % |
Quels chiffres retenir, et lesquels laisser de côté ?
Le communiqué donne cinq résultats principaux, plus le résultat sur le choix d'un logement moins idéal1.
- 68 % ont perdu intérêt pour un logement parce que la planification de la visite était trop difficile.
- 88 % disent qu'un processus de visite désorganisé change leur opinion du logement.
- 83 % tirent des conclusions négatives d'une annonce qui n'offre pas la réservation en ligne.
- 42 % préfèrent la visite autoguidée comme première étape, plus que tout autre format.
- 57 % veulent encore qu'une personne réponde aux questions sur les frais, le loyer ou les conditions du bail.
Deux de ces résultats se transposent bien à une équipe de location québécoise. Le premier : la difficulté de réserver fait perdre des demandes avant même la visite. Le second : les locataires veulent une personne pour les questions d'argent et de bail. Un outil qui règle la réservation ne remplace pas cette conversation.
Ce que le sondage ne dit pas : combien de ces locataires auraient signé un bail, ni combien de temps ils ont attendu une réponse. Il mesure ce que les répondants disent de leur comportement, pas des baux perdus.
Pourquoi le premier message compte-t-il autant ?
Grace Hill, un fournisseur américain de formation et de visiteurs mystères pour les gestionnaires, décrit la même étape dans un article publié le 28 octobre 2026. Le moment où un prospect écrit pour la première fois est évalué sur la vitesse de réponse, l'exactitude des détails, la qualité de l'écriture et la façon dont la réponse mène vers une visite2.
Le même article énumère les pertes que l'équipe ne voit pas dans ses rapports : une demande restée dans une boîte de réception, une demande classée comme pourriel, une demande acheminée à la mauvaise personne, une réponse générique qui ne propose pas de visite2. Ces quatre cas se vérifient chez vous sans acheter de service.
L'article de Grace Hill cite aussi un sondage Rently de juillet 2026 : 78 % des locataires passeraient à autre chose en trois jours sans réponse du bureau de location2. Nous ne reprenons pas ce chiffre. Il ne figure pas dans le communiqué de Rently que nous avons ouvert aujourd'hui, qui rapporte un sondage de mai 2026 et un résultat de 68 % pour la visite difficile à planifier1. Le chiffre de 78 % reste à confirmer à la source.
Grace Hill vend des visites mystères. Son article décrit son propre service, et ses constats sur la fréquence des vérifications sont une recommandation commerciale, pas une mesure.
Que pouvez-vous mesurer chez vous ?
Trois mesures suffisent, sur les 30 derniers jours de demandes, tous canaux confondus (courriel, formulaire du site, Messenger, téléphone) :
- Délai de première réponse : heure de la première réponse humaine moins heure de la demande. Calculez la médiane, puis la part des demandes reçues le soir et la fin de semaine qui attendent plus de 12 heures.
- Taux de proposition de visite : demandes dont le premier message contient une date ou un lien de réservation, divisé par le total des demandes.
- Taux demande-à-visite : visites tenues divisé par demandes reçues. Suivez-le par canal et par plage horaire.
Ajoutez un test simple : envoyez-vous cinq demandes par canal, à des moments différents (un mardi midi, un vendredi soir, un dimanche), sous un autre nom. Notez le délai et le contenu de la réponse. Ce test reproduit, à petite échelle, la visite mystère que décrit Grace Hill2.
Formule. Demande-à-visite = visites tenues ÷ demandes reçues. Si la proposition de visite dans le premier message est sous la moitié de vos demandes, c'est le premier levier à tester : changez le modèle de réponse, puis comparez le taux après quatre semaines.
Les gestionnaires qui offrent la visite autoguidée devront aussi vérifier les règles d'accès et de sécurité. Ce sujet fait l'objet d'un autre article prévu sur ce site.
À mesurer la semaine prochaine : le pourcentage de vos demandes du soir et de la fin de semaine qui reçoivent une proposition de visite dans les 12 heures.
Ce que ces résultats changent pour une équipe de location
Le sondage ne dit pas combien de baux vous perdez. Il indique où regarder : l'étape entre la demande et la visite. Les locataires jugent l'organisation de la gestion sur cette étape, avant toute visite1.
Pour un gestionnaire de 300 à 5 000 portes, le test est concret : chaque demande perdue entre le premier message et la visite coûte une occasion de signer un bail. Vérifiez cette étape avant de chercher plus de demandes.
Questions fréquentes
Ces résultats s'appliquent-ils au Québec ?
Ils décrivent des locataires américains, sondés en mai 20261. Le comportement décrit (abandonner quand la visite est difficile) est plausible ici, mais aucune donnée québécoise équivalente n'a été ouverte pour cet article. Mesurez le vôtre.
Qui a mené le sondage ?
Rently a commandé le sondage, réalisé par Pollfish auprès de 800 locataires américains1. Rently vend des visites autoguidées : tenez-en compte dans la lecture.
Qu'est-ce qu'une visite mystère numérique ?
Un évaluateur se fait passer pour un prospect, envoie une demande en ligne et note la réponse : vitesse, détails, qualité de l'écriture et incitation à visiter2.
Quel délai de réponse viser ?
Les sources ouvertes aujourd'hui ne fixent pas de cible chiffrée. Mesurez votre médiane actuelle, puis réduisez-la en priorité pour les demandes du soir et de la fin de semaine.
Sources
- Rently, via TMCnet / GlobeNewswire, 47 % des locataires choisiraient un logement moins idéal s'il est plus facile à visiter : sondage Rently (communiqué, en anglais) (2026-06-09)
- Grace Hill, Digital Mystery Shopping: How to Test Your Team's Online Lead Response (en anglais) (2026-10-28)
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